jeudi 31 janvier 2013

Altercation entre deux femmes de milieux sociaux différents



« Quand ou pas koné, qui ou rode fer ? » a lancé une employée d’une grande banque de Port-Louis à une vieille dame qui venait vraisemblablement de bloquer un guichet automatique en appuyant sur tous les boutons. 

La sexagénaire, portant un sari jaune et vert, avait l’intention de faire un versement d’argent par une enveloppe dans le guichet, mais comme elle le dit clairement : « Mo pas kone lire beti, mo pa komprend sa bane zafaire là ». Elle a tout de même pris le risque d’essayer sans demander de l’aide. Étant sûre de son geste, la pauvre dame a bloqué la machine et laissé les autres clients en attente. Heureusement, un homme s’est porté volontaire pour aller chercher une personne de l’administration afin de résoudre ce problème.

L’homme, le casque de sa moto à la main, alla demander de l’aide à une dame afin de pouvoir régler ce problème au plus vite. En attendant son retour, la vielle dame a expliqué aux personnes présentes que son fils lui avait appris comment faire ce genre de transaction, mais qu’elle n’avait jamais essayé. Par ailleurs, le jeune homme ne s’attendait pas à ce que cette situation prenne une autre tournure.

L’expression de l’employée en entrant dans la salle en disait long. Celle-ci a réprimandé la vieille dame : « Ou pa ti kav vinne demanne l’aide ? Quand ou pa koné, ki ou rode fer ? » La sexagénaire lui répondit : « Mo pa kone lir beti, mo pa kompran sa bane zafair-la ! » L’instant d’après, l’employée l’affirmait que c’était « à coze sa mem ki mo pe dir ou sa ». En écoutant ses dires, toutes les personnes paraissaient surprises, mais aucun d’eux n’a pris la parole.

« C’est bann dimoune kouma ou avek l’edikasyon ki pa rode aide bann dimoune kouma moi, »
Un grand silence s’était fait dans la salle, mais la vielle dame n’avait pas dit son dernier mot. Avec un visage dur et une voix aiguë, elle a dit à l’employée : « C’est bann dimoune kouma ou avek l’edikasyon ki pa rode aide bann dimoune kouma moi ». En finissant sa phrase, elle a pris son panier et son enveloppe et est sortie sous le regard des autres.

Gabriella

vendredi 25 janvier 2013

Disparition, grèves de la fin, suicide et maladie - Revue de presse de la semaine du 19 au 25 janvier

Beaucoup d'actualités nous ont marqués cette semaine, notamment  l’affaire Nandanee Soornack, la disparition du Dr. Vivekanand Koonja, deux grèves de la faim, l’Etat de santé du Leader de l’Opposition, des problèmes d’érosion, la mort mystérieuse d’un infirmier, et pour finir, une nouvelle décourageante : le Waterpark qui ferme ses portes.


Dans l’actualité du Défi Quotidien et de l’Express cette semaine, énième rebondissements dans l’affaire Nandanee Soornack. Nouvelle tournure dans la procédure de l’enquête; le juge Balancy remplace le juge Bushun Domah. Mais l’activiste rouge conteste cette fois-ci le juge Balancy par l’entremise de son avoué, Me Cader Mallam-Hassan, qui  évoque comme raison le conflit d’intérêt des deux groupes de presse, car le juge Eddy Balancy est proche du rédacteur en chef d’un des journaux concernés.
 
Ce qui est semblable dans les journaux et qui traine depuis deux semaines, le médecin, Dr Vivekanand Koonja porté manquant depuis le 2 janvier. Les autorités indiennes ne l’ont pas encore retrouvé ; par contre, son téléphone cellulaire a été retrouvé sur un chauffeur de rickshaw. Un déplacement éventuel de deux enquêteurs mauriciens est prévu pour la Grande Péninsule pour aider la police indienne à le retracer. 
Ensuite, la grève de la faim qui finit et n’en finit pas. Si Asha Rampadaruth est Jack Bizlall ont obtenu gain de cause dans leur protestation contre le renvoie jugé injustifié de cette dernière, Jeff Lingaya, écologiste, espère lui aussi se faire entendre par le biais d’une grève de la faim. Il réclame que le permis Environment Impact Assessment (EIA), octroyé le mardi 22 janvier dernier par le ministère de l’Environnement à CT Power, soit suspendu jusqu’à ce que la Cour suprême rende  son jugement suite à la plainte initiée par la plate-forme citoyenne contre le projet de CT Power.



Côté politique, ce qui retient l’attention du grand public, c’est la triste nouvelle qu’a annoncée Paul Bérenger lors d’une conférence de presse mercredi sur son état de santé. S’il va en congé, ce n’est pas pour des vacances mais pour se faire soigner, car il se rendra à l’étranger pour un traitement contre un début de cancer à la gorge. Pendant son absence, le Deputy Leader du MMM, Allan Ganoo assurera ses fonctions.
Pour se démarquer, l’Express s’est penché lundi sur les problèmes d’érosion à Grand-Sable et Grande Rivière Sud Est, où des maisons menacent de basculer dans le vide. Le quotidien insiste sur le fait que les autorités ont été alertées depuis plus d’un an, mais que rien n’a rien été fait jusqu’à présent. 

Enfin, ce vendredi, en Une dans les journaux, la mort d’un infirmier de l’hôpital Jeetoo, retrouvé dans les toilettes. Questions prépondérante: suicide ou overdose? 

Voici les actualités de la semaine passées en revue pour vous. Place maintenant au week-end, qui s’annonce ensoleillé. Espérons seulement que vous n’aviez pas pour projet de vous rendre au Waterpark ; celui-ci vient en effet de fermer ses portes ce vendredi.

Sources : L’Express, 21-22-23-25 Janvier, Le Defi Quotidien,22-23-25 Janvier)

mercredi 23 janvier 2013

Deux policiers mauriciens envoyés en Inde pour retrouver le Dr. Koonja



Les limiers mauriciens apporteront leur soutien  dans l'évolution de l'enquête à Mumbai, affirme le ministre des Affaires étrangères.


Une équipe de police mauricienne fera le déplacement à la Grande Péninsule afin de collaborer avec  les enquêteurs indiens dans le cadre de la disparition de l'urgentiste, le Dr Vivekanand Koonja survenue le 2 janvier. C'est une décision prise par le chef de diplomatie mauricienne, le Dr. Arvin Boolell, qui prend ce cas au sérieux et envoie de la main d’œuvre supplémentaire pour assurer que rien n'est laissé de côté. Les policiers auront  comme tâche de visiter les différents ashrams où le médecin a été vu dernièrement. L’annonce de l’envoi des policiers survient suite à l’annonce de la découverte par la police du portable du disparu.

Le téléphone cellulaire aurait servi de paiement pour un trajet


Le journal 'The Indian Express' a fait ressortir dans son édition du 22 janvier que  les enquêteurs indiens ont retrouvé le téléphone cellulaire du docteur Vivekanand Koonja sur un chauffeur de rickshaw. Celui­ci affirme que le médecin lui aurait donné son portable comme moyen de paiement  pour un déplacement qu’il avait effectué, le médecin n’ayant pas d’argent en sa possession. Il ajoute aussi que le quinquagénaire aurait oublié le nom de l'hôtel où il séjournait. Ainsi, le conducteur l’aurait déposé dans la région d'Andheri à Mumbai, non loin d'un poste de police. Suite à ces déclarations, la rumeur selon laquelle le Dr. Koonja souffrait de troubles mentaux s’est propagées dans certains journaux indiens.

Or, l'épouse du praticien, tout comme ses collègues, soutiennent que le Dr, Koonja était en bonne santé, sain d'esprit et qu’il ne souffrait à aucun moment de troubles psychiatriques. Sa femme n’accepte guère le témoignage du chauffeur de rickshaw. Elle trouve cette version des faits louche et affirme avoir le pressentiment que ce dernier ment à la police à ce sujet. Depuis sa disparition, la famille Koonja est dans la tourmente. Il lui est difficile de comprendre comment il a disparu alors qu'il ne faisait que son travail.

Depuis deux semaines déjà, la police indienne ainsi que les diplomates mauriciens ont entamé des démarches afin de retrouver  le médecin. Une cellule de crise a été mise en place au Haut-commissariat mauricien en Inde depuis le 8 janvier. La photo du disparu circule à l'aéroport mais aussi aux quatre coins de Mumbai. Selon les derniers renseignements obtenus, la police indienne va procéder au décryptage des messages et des appels du téléphone portable du Dr. Koonja.

Disparu depuis une vingtaine de jours


Le Dr, Vivekanand Koonja a disparu depuis une vingtaine de jours déjà. Affecté à l'hôpital de Flacq, il s’était rendu en Inde le 29 décembre dernier pour accompagner une patiente. Il devait rentrer à Maurice deux jours plus tard. Malheureusement, après avoir quitté sa patiente dans un hôpital neurologique, le médecin rate son vol en partance pour Maurice. Il se rend alors dans un petit hôtel afin d'y s'être hébergé pour quelques jours. Le 2 janvier, il telephone à son épouse pour la prévenir de la situation. Depuis, plus de nouvelles du Dr. Koonja. Les recherches se sont avérées vaines jusqu'ici, mais les autorités concernées mènent une enquête plus poussée pour le retracer.

Encore quelques jours pour découvrir le scoutisme au Blue Penny



Les scouts ont dressé leur drapeau au Blue Penny à l’occasion de leur centième anniversaire. C’est aux thèmes de l’histoire et de la pratique du scoutisme à Maurice que le musée du Caudan Waterfront a ouvert ses portes depuis le 13 décembre dernier jusqu’au 26 janvier.
 
Fondé à Maurice en 1912 par l’avocat De Burgh Edwardes, le scoutisme est devenu une pratique appréciée autant par les hommes que par les femmes. Le but de cette exposition répétée 3 ou 4 fois annuellement par le musée et l’association des scouts, est d’inviter le public à découvrir et redécouvrir ce thème typiquement mauricien. Nous le lisons d’ailleurs dans les pages des commentaires du livre d’or de l’exposition : « Que de souvenirs, quel plaisir de retrouver le scout. C’était une expérience enrichissante.» Déclare Monique Katic, une ancienne cheftaine. 
 

Scout toujours ?...prêt ! 


L’exposition repose essentiellement sur des anciennes photos. On y retrouve plusieurs associations de scouts tels que le scout anglican, le scout féminin ou encore le scout de St-Louis en pleine action. En vitrine, nous retrouvons les accessoires du scout prêt : l’uniforme repassé, les chaussures cirées, le badge ainsi que le sac à dos déjà rempli avec à sa gauche le bidon d’eau et à sa droite l’itinéraire tracé sur la carte.


Parole de scouts


C’est la promesse des scouts : ils reviendront encore, c’est certain, en exposition au Blue Penny pour le plaisir des Mauriciens et des étrangers. Mais avant cela, la prochaine exposition temporaire sera intitulée ‘Indian Canvas ’, et se tiendra du 12 février jusqu’au 2 mars.

mardi 15 janvier 2013

Le journalisme citoyen ne met pas en péril le métier du journaliste


''Le journalisme nous apprend à ne pas être ennuyeux. On peut très bien raconter des choses sérieuses de façon vivante, intéressante'', a écrit Honoré de Balzac. Le métier du journaliste n’est pas réservé qu’aux professionnels. Grâce à l’arrivée de l’internet, on peut jouer le rôle d’un apprenti journaliste.  
Avez-vous déjà participé sur les sites comme celui d’Agoravox, qui est un des sites de journalisme citoyen ? Agoravox est un des premiers sites de journalisme en France. Les informations sont alimentées par des bénévoles qui partagent leur vision de l'actualité. On est libre d’écrire des textes sur l'ensemble des événements récents. Ce nouveau concept se répand rapidement en solo à travers des blogs ou bien sûr les sites internet des médias classiques.

''Expression de soi''


Bien évidemment, ces journalistes amateurs jouissent de la liberté d’expression. Les lecteurs ont droit de partager leurs idées et de parler des sujets tabous dans ces cybercarnets, les blogs. Ces gens-là ont la possibilité de sensibiliser la population aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Ils ne font pas de censure. Ce qui fait que les gens optent pour ce médium d'indépendance.
Contrairement, une chaine de la télé à Maurice qui est contrôlée et financée par l’Etat subit la censure.
Mais, d’autre part, il existe certaines dérives, c'est un bouleversement total puisque les gens sont exposés à une diversité de sources, de faits qui ne sont pas éternellement fiables. Ils sont moins compétents dans le sens où ils vont faire des erreurs plus éthiques. Ces journalistes amateurs ne rédigent pas toujours des articles authentiques. Par exemple : le blog de France Ô avait suscité l’attention sur la séparation des jeunes stars Justin Bieber et Selena Gomez. Mais, c’était finalement une rumeur.

Manque d'objectivité


Si vous avez un blog ou un compte sur Facebook, vous pouvez parler de tout ce que vous voulez. On peut même aborder différents sujets de diverses manières. Si vous voyagez dans l’autobus ou en voiture, vous voyez quelque chose d’intrigant. Alors, c’est facile de prendre une photo et d’en parler  sur votre blog. C'est ce que font beaucoup de gens sur le site ''Citizenside''. Où la notion participative s'applique d'avantage.
Quand ce n’est pas un professionnel qui écrit les articles, les informations se mélangent souvent aux commentaires des gens. Dans un sens, c’est très difficile de pouvoir comprendre les différents objectifs de ces journalistes amateurs. Il y a souvent des confrontations des idées et des paroles. Ces journalistes en herbe abordent des aspects inconnus des choses. On est exposé à des faits omis et banals. Alors, ces amateurs n’arrivent pas à traiter les informations et donner un sens à l’actualité. Ces personnes-là n’ont pas nécessairement une formation journalistique et bien des connaissances.

Ce qui devance les journalistes professionnels...


Les journalistes citoyens ont d’ailleurs des informations de première main qui intéressent énormément les lecteurs. Des sites tels que ''Twitter'', ''Facebook'', ''Myspace Flicker'' font leurs buzz... C'est ainsi que certaines personnes ont appris la rupture de la fameuse chanteuse Rihanna et de son petit copain Chris Brown. Les citoyens peuvent suivre et se rapprocher de leurs idoles.
Ayant son propre blog, c’est alors très participatif et créatif. On peut créer, innover et apporter des changements. On peut dire que cela aide énormément à éveiller les talents et la créativité  des gens pour mieux s’exprimer sur cette plateforme.

''L’exactitude matérielle''

De même, on a encore besoin des journalistes traditionnels pour pouvoir relayer les informations tout en leur donnant une légitimité. On remarque souvent que les journalistes  amateurs n’ont pas de temps ni les compétences nécessaires pour pouvoir rédiger des enquêtes plus poussées ou des analyses approfondies. Par exemple : Demander à un citoyen normal d'aller à une zone de guerre et de couvrir les actions et les événements qui se produisent n’est toujours pas facile. Les informations ne sont pas forcément vraies. Cependant, ce sont les journalistes qui risquent et exposent leur vie aux dangers afin de pouvoir capter, filtrer et ensuite le communiquer au public. C’est possible pour les citoyens de couvrir quelques évènements où les journalistes ont eu du mal à se déplacer.

Bien que le journalisme citoyen contribue à combler quelques lacunes laissés par les grands médias, la maturité et l’expérience d’un journaliste de formation ne peut être surpassée. Le journalisme amateur n’est qu’une intervention de média qui émet des infos et le public le reçoit dignement, mais les médias classiques demeurent indispensables. La véracité, l’objectivité, l’impartialité, la préservation de l’ordre public restent les mêmes. Jusqu’à  aujourd’hui, le journalisme citoyen  n’a pas réussi à convaincre la population à 100% en se rendant plus fiable et dans la mesure dont ils opèrent pour diffuser les infos.

Kim et Taariq Hussein Dooreemeah

lundi 14 janvier 2013

Le journalisme citoyen prend la place des professionnels… Pas tout à fait!



Avec l’avènement du journalisme citoyen, on pourrait croire que les journalistes traditionnels sont menacés. Mais nos pros lâchent-ils l’affaire ?


Si on vous affirmait que vous aviez déjà joué le rôle d’un journaliste, nous croiriez-vous ? Et pourtant si ! Bon nombre de sites nous le prouvent, tels que « Facebook » en suivant et postant des commentaires alléchants sur vos idoles ou même des sites web comme « defimedia group » où nous pouvons voir des commentaires sur des articles parus depuis des mois. Ainsi vous avez rejoint ceux qui ne se contentent pas, sur internet, de recevoir des informations, mais en diffusent également.Voici là tout le concept du journalisme citoyen. Ce type de média montre certainement l’évolution de ce monde contemporain,où internet a ajouté toute une splendeur et une rapidité hors norme des fonctions.

La liberté d’expression


La population requiert une seule chose,  la liberté d’expression. C’est un but que les pros devraient atteindre mais hélas !Rien n’est acquis dans ce milieu, car la censure est de rigueur. Le journalisme citoyen a incontestablement changé la donne ; son indépendance et sa  liberté ont éveillé en eux un talent qui a engendré une vocation qui est de donner l’opportunité à quiconque possède une information de la diffuser sur des sites tels qu’Agoravox ou Citizenside, deux sites d’une idéologie participative, où l’un offre la possibilité de poster des textes et l’autre des photos, mais toujours dans le cadre de l’actualité.Toutefois, les inconvénients sont incontournables,car la vérification des faits est faite après la publication, ce qui questionne la fiabilité de l’information. Si monsieur X dénonce sur son blog île Maurice derrière la carte postal une île Maurice péjorative, est-ce tout à fait vrai ? Tout est aussi noir que cela. N’y a-t-il pas  un peu de rose sur cette ile! Comment appellerons-nous cela ? Du journalisme arriviste où chaque individu se prend pour un journaliste qui vole déjà de ses propres ailes ? Cependant, c’est tellement facile de créer un blog, de s’exprimer ouvertement, et d’être exalté par le nombre de commentateurs quand le monde dans lequel ils sont est virtuel.

Objectivité ?


En parlant du virtuel, en surfant sur le net, nous avons eu accès à différents blogs, mais il y en a un en particulier qui a attiré notre attention. C’est celui de « Mabouya230.skyrock.com » qui parle d’arnaques et d’escroqueries à l’ile Maurice, ce blog parle plus précisément d’une anecdote que  le rédacteur a vécue en étant en vacances sur l’ile. Le principal enjeu de ce site est de sensibiliser les autres voyageurs, afin qu’ils ne soient pas victimes de la même arnaque. C’est précisément le rôle du journalisme citoyen ; faire passer un message. Ils peuvent témoigner, parler de ce qu’ils voient et de ce qu’ils entendent sans pour autant nuire aux pros, car ils contribuent souvent directement  à la production en témoignant des calamités telles que le 11 septembre 2001 ou le cyclone Katrina. Par contre, le manque d’objectivité se fait relativement sentir.Ayant une barrière entre les pros et les amateurs, ils ont tous deux une approche différente d’un même sujet. Les récits d’amateurs n’étant pas ordonnés, toutes les actualités sont mélangées aux commentaires.Leurs écrits reflètent leurs propres expériences, leurs idées ou leur personnalité, alors que le professionnel doit mettre tout cela de côté.

Ils écrivent des articles mais cela ne font pas d’eux des journalistes


D’autant plus que l’impartialité des sujets est mise à l’écart, l’info de première main ne se laisse pas malmener. Des sources telles que Twitter nous prouvent que les personnalités américaines telles que Barack Obama ou la chanteuse et actrice Rihanna  y postent tout ce qu’ils font, bien avant que la presse ne s’en empare. Si vous regardez souvent « NRJ 12 » et que vous suivez l’émission « Vous êtes en direct » par  le présentateur Jean-Marc Morandini, vous pourrez remarquer qu’il connait la vie des stars grâce à ces réseaux sociaux, quand il dit « Justin Bieber vient de tweeter qu’il sera bientôt en concert » ou que « Beyonce Knowles a tweeté la première photo de sa fille Blue Ivy Carter ». Mises à part toutes les recherches qu’ils font sur le terrain, ils doivent souvent jeter un œil sur ces sites pour avoir de nouvelles informations. Hormis tout cela, les  journalistes donnent  une légitimité à l’info, car ils ont le temps et les moyens d’écrire un  article tandis que les arrivistes n’en ont guère. De source sûre, Agoravox possède désormais son comité de rédaction afin de pouvoir mettre tout ce qu’ils ont en forme tout en respectant les limites demandées. Les pros ont tout en main : le moyen de faire des enquêtes, des interviews et des analyses pour en retirer le vrai du faux. C’est bien pour cela qu’ils sont payés.

Devoir de citoyenneté, oui mais?


Étant sur une plus haute marche que les journalistes citoyens, nos pros savent faire la différence entre le moment où ils doivent être objectifs et celui où ils doivent donner leur avis dans leurs articles et innover en fonction de ceux que leur rédacteur en chef les propose. Grâce aux amateurs, chaque individu a la possibilité d’exprimer son avis sur l’actualité en innovant et ils ont le sentiment que tout leur est permis. Informer, c’est le devoir de chacun d’entre eux, mais nous constatons qu’ils sont en rivalité. La différence est que nos pros écrivent pour informer  tandis que les amateurs donnent leur opinion et accomplissent volontairement un devoir de citoyenneté. Il est appelé journaliste citoyen,  mais ce n’est pas une profession. Sur ce problème, nous pouvons dire que les citoyens ont le droit de tout nous dévoiler et de poster diverses photos,de jouer avec l’info, de la présenter à leur façon, mais l’expérience acquise des journalistes traditionnels ne peuvent en aucun cas changer toute une histoire. L’évolution de l’internet regroupant la radio, la télévision et le journal leur donne la possibilité de créer  des pages hauts en couleurs, d’ajouter une bannière et de mettre des vidéos à portée de main, mais cela ne peut pas remplacer des années de carrière et la formation.



Les pros ont su comment utiliser l’internet pour rester dans la course !


En admettant que la possibilité de débats sur des forums ou de commenter  sont des échappatoires que l’internaute aime particulièrement, nous pouvons admettre que nos pros ne lâchent vraiment pas l’affaire. N’oublions pas qu’ils ont aussi créé leur page web afin de donner l’opportunité aux citoyens de s’y rendre pour voir toute l’actu. À  l’exception de quelques sites web, ce concept est devenu un moyen pour les médias traditionnels de savoir ce que les lecteurs  pensent. Le monde.fr ou defimedia.info sont des exemples parmi d’autres où un grand nombre de lecteurs se promènent  pour y jeter un œil. Ils ont le moyen de s’abonner pour obtenir les derniers ragots disponibles.

Heureusement pour nos pros, le journalisme citoyen ne constitue guère une menace, mais nous devons nous en méfier.Comme le dit si bien ce dicton français : « De tout homme inconnu, le sage se méfie ».  Dans ce cas précis, il faut toujours avoir un coup d’avance sur l’adversaire afin de ne pas être jugé ou pris au dépourvu, car la cohabitation entre les journalistes professionnels  et les amateurs sera difficile, mais nécessaire afin de ne pas disparaitre de la circulation.

Mégane et Gabriella