jeudi 28 février 2013

Le site du gouvernement fait peau neuve

Le portail du gouvernement contient dorénavant de nouvelles fonctionnalités. Ce projet de renouvellement, dont la dépense s'élève à Rs 50 millions, a été lancé par le ministre des Technologies, de l'Information et de la Communication le 22 février. Ceci pour créer une proximité entre le public et le gouvernement et pour améliorer ses services.

Capture d'écran du site du gouvernement

Le site est maintenant composé de 65 services, comme la météorologie ou le calendrier des évènements, et il contient 150 points d'entrée vers les sites des ministères ou des départements du gouvernement. Des documents relatifs aux activités du gouvernement seront aussi accessibles au téléchargement. Le site offre également la possibilité de partage vers les réseaux sociaux. Plusieurs départements du ministère proposeront des paiements en ligne par le biais du Internet Banking et Mobile Banking.

Panne et lenteur du chargement, c'est ce qui composait le problème de l'ancien site. La rénovation devrait avoir remédié à tout cela, mais ce n’est pas son seul but. Le site servira de pont entre le peuple et le gouvernement. Un responsable informatique sera nommé au sein de chaque ministère pour développer d'avantage les e-services et ainsi réduire le coût et le temps pour traiter les dossiers afin d'apporter un bon service au public. Cette plateforme est aussi compatible avec les téléphones mobiles, smart phones et tablettes tactiles. Un projet qui cadre bien avec le projet e-governement des autorités.

Le site internet, qui utilise la technologie Microsoft Sharepoint a été financé par des bailleurs de fonds auxquels le gouvernement devra rembourser la somme de 50 millions de roupies. Le nouveau site a été mis en place par la compagnie FRCI Ltd et Link Dev. Selon le ministre Tassarajen Pillay-Chedumbrum, Maurice serait le premier pays d'Afrique à avoir adopté une telle plateforme.

jeudi 14 février 2013

Les commerçants et les amoureux se préparent pour la St Valentin


Des fleurs naturelles, artificielles, des décorations, des peluches et des bibelots sont mises à l’avant plan dans presque tous les coins de rues de la Capitale. Les marchands ambulants et d’autres commerçants font de bonnes affaires pour la St Valentin.

 
Les roses ont toujours beaucoup de succès à la Saint-Valentin
A la rue Louis Pasteur, les magasins de vêtements, d’accessoires pour les femmes, les restaurants et les librairies sont bondés de jeunes amoureux et même d’étudiants qui sont en couple. Difficile de circuler librement dans cette rue de Port-Louis. Le magasin Fancy a commencé à faire des préparatifs pour la St Valentin depuis déjà une semaine. « On commercialise des bibelots, des décorations, des parfums pour hommes et femmes. Nous resterons ouverts jusqu'à fort tard », dit Farheen, la vendeuse. 

A la rue Bourbon, les fleuristes sont bien garnis de fleurs. On peut voir uniquement des roses et aussi des bouquets avec de beaux emballages. « Les fleurs sont le symbole de l’amour, les amoureux achètent beaucoup de fleurs pour cette fête. En plus, les prix sont aussi abordables », affirme Tina, la fleuriste.

La Saint-Valentin est la fête des amoureux
 Sara, une banquière, d’une trentaine d’années vient d’acheter un gros bouquet de roses. Mariée depuis un an, elle fêtera la Saint-Valentin avec son époux. « Depuis ce matin, je suis aux anges, car cela fait déjà un an que je suis mariée. D’abord, on va procéder à l’échange des cadeaux. On partira dîner dans un restaurant ce soir. En plus, on a prévu un week-end à l’hôtel », souligne d’emblée cette amoureuse.

Jayen et sa femme Kavita, eux, ne célèbrent jamais la St-Valentin. Pour eux, c’est tout simplement une fête commerciale. « Pour nous, l’amour est au quotidien. L’amour ce n’est pas qu’avouer ses sentiments pour son partenaire. La fidélité compte d’avantage. »

Les restaurants « Ravinale » et le « Rozi Darbaar », à la rue Pasteur, font aussi de bonnes affaires. Les responsables de ces deux restaurants affirment que depuis très tôt ce matin, des clients  ont réservé des tables pour le déjeuner et bien sûr, le dîner. Des tables pour deux, bien évidemment.

Taariq Dooreemeah

lundi 4 février 2013

Relogement, pas le seul problème des marchands ambulants



Le problème des marchands ambulants fait débat depuis novembre dernier. Si leur relogement soulevait des questions importantes, leurs conditions de travail actuelles sont aussi pointées du doigt.


Les marchands ambulants font partie d'une tradition à Port-Louis. On les trouve vraiment partout. S’ils ne sont pas dans les rues, marchant ici et là pour vendre leurs produits ou installés à même le sol, ils sont dans leur vans, stationnés sur le côté de la route, qui est maintenant l'adresse de leur magasin. Ce métier, il y en a qui le font depuis des lustres, mais être commerçant, ce n'est pas chose facile.

A. travaille comme vendeur depuis trois ans avec son oncle, à partir du van de celui-ci. C'est lui qui se charge d'attirer la clientèle, et crie à tue-tête le nom des produits qu'ils vendent et leur prix incroyable. Mais si on s'intéresse de près à son business et lui pose des questions qui ne concernent pas leurs marchandises, A. devient tout de suite très timide et déclare qu'il n'a pas le temps. On voit tout de suite qu'il ne veut pas s'attirer encore des problèmes.

Stationnés là où ils sont est déjà un problème qui en engendre d'autres. A cet endroit, le stationnement est en effet interdit, et dès qu'ils attirent un peu de clientèle, cela se remarque. Les plus mécontents sont les propriétaires des boutiques qui longent la rue ; ceux-ci portent fréquemment plainte contre eux. Les permis de vente des ambulants sont alors remis en questions. En effet, les marchands ambulants ont beaucoup à faire.

« Nu pena letan lib nu, kan pena client, nu vey lapolis »


A. ne veut pas nous consacrer son temps, car il n'est pas libre. « Nu pena letan lib nu, kan pena client nu vey lapolis ». Les policiers sont partout et patrouillent toute la journée. A chaque fois qu'ils passent, A.  et son oncle referment toutes les portes et décrochent toutes les pancartes. Mais ce sont des visages habitués des policiers, malgré leurs manœuvres ils se font tout de suite repérer.

Les risques de saisie sont alors grands, car si après plusieurs 'warnings' les commerçant sont toujours là, il se font dessaisir de tous leurs produits et même de l'argent de la vente. « Nu fini kozé, lot ku pu revini. c'est pa pu rekozé c'est pu saizi tou » dira le policier qui passe par là pendant notre présence. Mais pourquoi les commerçant se donnent-ils tous ce mal malgré les avertissements des policiers, pour vendre leur produits, et cela à bon marché ?

Le saisie des produits est déjà une grande perte, pourquoi donc vendre ses produits à bon marché ? A cela, A. répond « Nu pa gagne droit cré ambouteillaz, empes dimoune marsé. Kan produit la ser, dimoune rod arété, marsandé, tandi kan li bon marsé, zot gété, asté, pran allé ». C'est une stratégie bien calculée. « Fer perte akoz li bon marsé mais parfois dimoune rod pren trois ou kat akoz sa mem ». Mais pourquoi ne pas aller ailleurs?

« Dimoune kumans kone nu ici »


Ce serait logique, pensez-vous, de bouger et d'aller ailleurs pour ne pas gêner qui que se soit. Les marchands ambulants, eux, ne sont pas de cet avis, car même s'ils essayent de vendre « vitement » leurs produits, ils ont une relation de confiance avec leurs clients. « Dimoune ine kumanse kone nu ici, kan zot linz pa bon, zot vine sanzé, zot koné kot nu été et nu pas perdi client ». Et puis, à quoi bon aller ailleurs : « Après, si nu ale enne lot plas nu pu touzour regagne problem stationman ek permi ankor ». Si seulement ils avaient un endroit où aller. 

Le Lord maire de Port-Louis, Aslam hossenally, affirme lui dans Le Mauricien du mardi 29.01.13 que des mesures sont prises pour un relogement dans « des conditions humaines ». Mais faute de fonds additionnels, les marchands ambulants devront s'installer au Ruisseau du Pouce et sur les deux autres sites aménagés à cet effet. Les formulaires d’ « expression of interest » seront disponibles du 4 au 6 février à la municipalité.

Entre piétons imprudents et fous du volant ; le danger est partout sur les routes de Port-Louis

L’imprudence des gens pourraient leur coûter chers. Les pratiques à risque compromettent  gravement la sécurité de la population. 

Il est 11h05, ce mercredi 30 janvier à la Gare du Nord de Port Louis. Des poids-lourds, des voitures, des deux roues à moteur, des cyclistes et d'autres véhicules empruntent la route principale, qui relie le Terminal de Trou Fanfaron. Ce qui fait qu’il y a un encombrement de la circulation automobile. Près du feu de signalisation, un officier de police du Traffic Branch assure la sécurité routière. Il fait signe aux conducteurs de s'arrêter puis de redémarrer afin que les véhicules puissent mieux circuler. Néanmoins, il y a des gens qui ne respectent pas le code de la route, risquant ainsi de causer des accidents et des embouteillages monstres.

Pratiques à risque 


L’attitude du public laisse croire que certains ne se sentent pas concernés par la  sécurité routière. Bien qu’il y ait un trottoir qui assure un périmètre sécurisé pour les piétons, nombreux sont eux à ne pas l'utiliser. Beaucoup marchent sur la route, obstruant le chemin des automobiles.

Cet après-midi, des choses surprenantes ce produisent. Un monsieur vêtu d’un short et d’un T-shirt, semblant pressé se jette maladroitement entre les véhicules pour regagner l'autre bout de la route. Les conducteurs montrent leur désarroi en klaxonnant et l'un d'eux lâche des jurons.

Les piétons ont souvent des comportements dangereux sur nos routes

Au même moment, un vieil home sur son vélo en a marre de ce bouchon qui s'éternise. Il ne termine pas son trajet mais se montre plus pratique. Il descend de sa bicyclette et arrive à traverser l'autoroute, là où les voitures viennent en sens inverse et roulent à vive allure.

Le feu vert vient de s'activer. L’ensemble des véhicules recommence à accélérer. Ils circulent à grande vitesse pour éviter d’être piégés une nouvelle fois dans le bouchon. Et voilà un fou du volant, le conducteur d'un 4x4, qui double une voiture de pierres de gauche à droite. C'est comme un défilé qui s'offre à nos yeux. Toutefois, le chauffeur du poids-lourd ne cède pas à ce dernier. Une course est entamée entre les deux véhicules.

D'autres part, il y a les motocyclistes. Étant donné qu'ils  n'occupent pas beaucoup de place sur les routes, ils sont les premiers à se dépêcher et se moquer des autres. Un des motocyclistes ne porte pas de casque.

À un moment donné , un camion surchargé de ciment klaxonne sans cesse. Le chauffeur du camion fait signe à ses employés de monter à bord alors que celui-ci avait recommencé à rouler. Il n'est pas temps de s'arrêter à cet endroit précis. Un des aide-chauffeurs, des gros sacs en main hésite mais se lance quand même. Bien que tout le monde ne soit pas agile comme le singe, il vient justement de sauter brusquement et grimper sur le tas de ciment pour se retrouver enfin en haut.

Le feu orange est sans doute ignoré. Un conducteur, très décontracté, téléphone en main, se contente de faire signe à une de ses connaisances sans se concentrer sur la route. Par ailleurs, une dame descend abruptement d'un bus qui roulait sans se rendre compte qu'elle aurait pu se faire faucher par une moto. 

 

Feu Rouge !


Stop! Garde-à-vous. C'est le rouge. On s'arrête Les marchands ambulants profitent de l'occasion pour vendre leur produits. Des filets de pêche, des ceintures, des plumeaux de toutes les couleurs possibles et imaginables. On remarque également que certains ne respectent pas les panneaux routiers. Ils choississent de traversre là où ils veulent en ignorant le passage pour piétons, qui est un passage protégé pour le public.

En marchant jusqu'au Caudan Waterfront, on observe la dégradation de la circulation. Les automobiles avancent avec lenteur, on a l'impression de ''bouz-fix''. Les bruits et fumées des véhicules devient de plus en plus insupportable. Des panneaux publicitaires sont placés dans tous les coins, mais personne n'y prête attention.

Les autorités concernées font de leur mieux pour sensibiliser la population. Certes, les gens agissent inconsciemment, mettant ainsi en péril leur vie et la vie d'autrui. Le danger guette toujours, n'importe quelle imprudence peut causer un accident. Il est donc de la responsabilité des citoyens de prendre en considération leur propre sécurité.