lundi 14 janvier 2013

Le journalisme citoyen prend la place des professionnels… Pas tout à fait!



Avec l’avènement du journalisme citoyen, on pourrait croire que les journalistes traditionnels sont menacés. Mais nos pros lâchent-ils l’affaire ?


Si on vous affirmait que vous aviez déjà joué le rôle d’un journaliste, nous croiriez-vous ? Et pourtant si ! Bon nombre de sites nous le prouvent, tels que « Facebook » en suivant et postant des commentaires alléchants sur vos idoles ou même des sites web comme « defimedia group » où nous pouvons voir des commentaires sur des articles parus depuis des mois. Ainsi vous avez rejoint ceux qui ne se contentent pas, sur internet, de recevoir des informations, mais en diffusent également.Voici là tout le concept du journalisme citoyen. Ce type de média montre certainement l’évolution de ce monde contemporain,où internet a ajouté toute une splendeur et une rapidité hors norme des fonctions.

La liberté d’expression


La population requiert une seule chose,  la liberté d’expression. C’est un but que les pros devraient atteindre mais hélas !Rien n’est acquis dans ce milieu, car la censure est de rigueur. Le journalisme citoyen a incontestablement changé la donne ; son indépendance et sa  liberté ont éveillé en eux un talent qui a engendré une vocation qui est de donner l’opportunité à quiconque possède une information de la diffuser sur des sites tels qu’Agoravox ou Citizenside, deux sites d’une idéologie participative, où l’un offre la possibilité de poster des textes et l’autre des photos, mais toujours dans le cadre de l’actualité.Toutefois, les inconvénients sont incontournables,car la vérification des faits est faite après la publication, ce qui questionne la fiabilité de l’information. Si monsieur X dénonce sur son blog île Maurice derrière la carte postal une île Maurice péjorative, est-ce tout à fait vrai ? Tout est aussi noir que cela. N’y a-t-il pas  un peu de rose sur cette ile! Comment appellerons-nous cela ? Du journalisme arriviste où chaque individu se prend pour un journaliste qui vole déjà de ses propres ailes ? Cependant, c’est tellement facile de créer un blog, de s’exprimer ouvertement, et d’être exalté par le nombre de commentateurs quand le monde dans lequel ils sont est virtuel.

Objectivité ?


En parlant du virtuel, en surfant sur le net, nous avons eu accès à différents blogs, mais il y en a un en particulier qui a attiré notre attention. C’est celui de « Mabouya230.skyrock.com » qui parle d’arnaques et d’escroqueries à l’ile Maurice, ce blog parle plus précisément d’une anecdote que  le rédacteur a vécue en étant en vacances sur l’ile. Le principal enjeu de ce site est de sensibiliser les autres voyageurs, afin qu’ils ne soient pas victimes de la même arnaque. C’est précisément le rôle du journalisme citoyen ; faire passer un message. Ils peuvent témoigner, parler de ce qu’ils voient et de ce qu’ils entendent sans pour autant nuire aux pros, car ils contribuent souvent directement  à la production en témoignant des calamités telles que le 11 septembre 2001 ou le cyclone Katrina. Par contre, le manque d’objectivité se fait relativement sentir.Ayant une barrière entre les pros et les amateurs, ils ont tous deux une approche différente d’un même sujet. Les récits d’amateurs n’étant pas ordonnés, toutes les actualités sont mélangées aux commentaires.Leurs écrits reflètent leurs propres expériences, leurs idées ou leur personnalité, alors que le professionnel doit mettre tout cela de côté.

Ils écrivent des articles mais cela ne font pas d’eux des journalistes


D’autant plus que l’impartialité des sujets est mise à l’écart, l’info de première main ne se laisse pas malmener. Des sources telles que Twitter nous prouvent que les personnalités américaines telles que Barack Obama ou la chanteuse et actrice Rihanna  y postent tout ce qu’ils font, bien avant que la presse ne s’en empare. Si vous regardez souvent « NRJ 12 » et que vous suivez l’émission « Vous êtes en direct » par  le présentateur Jean-Marc Morandini, vous pourrez remarquer qu’il connait la vie des stars grâce à ces réseaux sociaux, quand il dit « Justin Bieber vient de tweeter qu’il sera bientôt en concert » ou que « Beyonce Knowles a tweeté la première photo de sa fille Blue Ivy Carter ». Mises à part toutes les recherches qu’ils font sur le terrain, ils doivent souvent jeter un œil sur ces sites pour avoir de nouvelles informations. Hormis tout cela, les  journalistes donnent  une légitimité à l’info, car ils ont le temps et les moyens d’écrire un  article tandis que les arrivistes n’en ont guère. De source sûre, Agoravox possède désormais son comité de rédaction afin de pouvoir mettre tout ce qu’ils ont en forme tout en respectant les limites demandées. Les pros ont tout en main : le moyen de faire des enquêtes, des interviews et des analyses pour en retirer le vrai du faux. C’est bien pour cela qu’ils sont payés.

Devoir de citoyenneté, oui mais?


Étant sur une plus haute marche que les journalistes citoyens, nos pros savent faire la différence entre le moment où ils doivent être objectifs et celui où ils doivent donner leur avis dans leurs articles et innover en fonction de ceux que leur rédacteur en chef les propose. Grâce aux amateurs, chaque individu a la possibilité d’exprimer son avis sur l’actualité en innovant et ils ont le sentiment que tout leur est permis. Informer, c’est le devoir de chacun d’entre eux, mais nous constatons qu’ils sont en rivalité. La différence est que nos pros écrivent pour informer  tandis que les amateurs donnent leur opinion et accomplissent volontairement un devoir de citoyenneté. Il est appelé journaliste citoyen,  mais ce n’est pas une profession. Sur ce problème, nous pouvons dire que les citoyens ont le droit de tout nous dévoiler et de poster diverses photos,de jouer avec l’info, de la présenter à leur façon, mais l’expérience acquise des journalistes traditionnels ne peuvent en aucun cas changer toute une histoire. L’évolution de l’internet regroupant la radio, la télévision et le journal leur donne la possibilité de créer  des pages hauts en couleurs, d’ajouter une bannière et de mettre des vidéos à portée de main, mais cela ne peut pas remplacer des années de carrière et la formation.



Les pros ont su comment utiliser l’internet pour rester dans la course !


En admettant que la possibilité de débats sur des forums ou de commenter  sont des échappatoires que l’internaute aime particulièrement, nous pouvons admettre que nos pros ne lâchent vraiment pas l’affaire. N’oublions pas qu’ils ont aussi créé leur page web afin de donner l’opportunité aux citoyens de s’y rendre pour voir toute l’actu. À  l’exception de quelques sites web, ce concept est devenu un moyen pour les médias traditionnels de savoir ce que les lecteurs  pensent. Le monde.fr ou defimedia.info sont des exemples parmi d’autres où un grand nombre de lecteurs se promènent  pour y jeter un œil. Ils ont le moyen de s’abonner pour obtenir les derniers ragots disponibles.

Heureusement pour nos pros, le journalisme citoyen ne constitue guère une menace, mais nous devons nous en méfier.Comme le dit si bien ce dicton français : « De tout homme inconnu, le sage se méfie ».  Dans ce cas précis, il faut toujours avoir un coup d’avance sur l’adversaire afin de ne pas être jugé ou pris au dépourvu, car la cohabitation entre les journalistes professionnels  et les amateurs sera difficile, mais nécessaire afin de ne pas disparaitre de la circulation.

Mégane et Gabriella 

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