Et c’est parti ! Les bambins sont fin prêts pour une promenade à la Vallée de Ferney. T-shirts aux couleurs d’arc-en-ciel, des shorts pour mieux marcher, des baskets aux pieds, sans oublier la casquette pour se protéger du soleil. Débordant d’énergie, ces jeunes orphelins âgés de 8 à 11 ans abordent cette journée ensoleillée avec le sourire aux lèvres, exaltant de la bonne humeur.
Ayant vécu dans un foyer dès leur plus jeunes âges, les enfants du couvent de Mahébourg savent exactement ce qu’évoque le mot famille, car ils sont habitués à s’entraider. L’aîné du groupe, Cédric, nous conte son histoire : « Mo tou sel depi tipti, mais grace à sa foyer-là, mo senti moi bien entouré et mo pa manke narnier ».
Tout cela montre que ces jeunes enfants de demain ont une autre facette de leur avenir et il y a un en particulier, un petit gaillard, se prénommant Jason, qui se voit médecin quand il sera grand. Agé tout juste de 9 ans, celui-ci est le plus fragile du groupe mais ne désespère pas, car il veut réaliser son rêve.
Cette journée était tellement attendue que tous les bambins sont exaltés de pouvoir se retrouver dans la nature. Dans le van, des chants de joie et le fameux cri : « Appiyer, soffer, pa dormi ! » se font entendre le long du trajet. Les enfants, voulant s’amuser, ne savent en rien ce que les mayens ont prédit, mais ils veulent tous une chose : c’est que cette journée soit mémorable.
Ils couraient de gauche à droite sans prendre de répit et c’est là que Juliette Babet, l’une des coordinatrices nous conte qu’ils n’ont pa une vie facile, mais que ce n’est pas cela qui les empêche de vivre au jour le jour et de croquer la vie à pleines dents.
« Laisse li, moi mo pa lé cado ar bolom
noel parski mone faire toi gagne dimal »
Après cette journée excitante, un des petits marmailles dit en souriant : « Mo vente pé criyer famine ! » et c’est là qu’ils retournèrent au foyer. La grillade party débute par les cris et les pleurs du petit Jason, car l’un des aînés a impunément passé du dentifrice sur son visage. Punit, Stan, voulant se faire pardonner, lui dit tout gentiment « laisse li, moi mo pa lé cado ar bolom noel parski mone faire toi gagne di mal ». Manifestement, tous deux se chamaillent comme chien et chat, mais ils s’aiment malgré tout.
La Noël, pour certains d’entre eux, évoque le jour du partage et pour d’autres les cadeaux tant attendus. Malheureusement, plus d’un sera déçu. « Nous n’avons pas suffisamment de fonds pour pouvoir leur donner ce qu’ils ont demandé. Mais ils ne ressentiront pas ce manque, car nous leur donnons tout l’amour qu’il faut, » nous dit Madame de L’estrange.
Heureusement pour ses petits bambins, ce n’est pas la fin du monde qui les intéresse mais plus particulièrement leur journée. Ils ne partent pas faire du shopping ou de manger des bons plats tous les jours mais ce n’est pas cela qui les empêche d'avoir le sourire aux lèvres dès qu’on les aperçoit.
c'est une tres belle artique j'ai vraiment aime sa ma vraiment emu
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