« Quand
ou pas koné, qui ou rode fer ? » a lancé une employée d’une grande
banque de Port-Louis à une vieille dame qui venait vraisemblablement de bloquer
un guichet automatique en appuyant sur tous les boutons.
La
sexagénaire, portant un sari jaune et vert, avait l’intention de faire un
versement d’argent par une enveloppe dans le guichet, mais comme elle le dit
clairement : « Mo pas kone lire beti,
mo pa komprend sa bane zafaire là ». Elle a tout de même
pris le risque d’essayer sans demander de l’aide. Étant sûre de son geste, la
pauvre dame a bloqué la machine et laissé les autres clients en attente.
Heureusement, un homme s’est porté volontaire pour aller chercher une personne
de l’administration afin de résoudre ce problème.
L’homme,
le casque de sa moto à la main, alla demander de l’aide à une dame afin de
pouvoir régler ce problème au plus vite. En attendant son retour, la vielle
dame a expliqué aux personnes présentes que son fils lui avait appris comment
faire ce genre de transaction, mais qu’elle n’avait jamais essayé.
Par ailleurs, le jeune homme ne s’attendait pas à ce que cette situation prenne
une autre tournure.
L’expression
de l’employée en entrant dans la salle en disait long. Celle-ci a réprimandé la
vieille dame : « Ou pa ti kav
vinne demanne l’aide ? Quand ou pa koné, ki ou rode
fer ? » La sexagénaire lui répondit : « Mo pa kone lir beti, mo pa kompran sa bane zafair-la !
» L’instant d’après, l’employée l’affirmait que c’était « à coze sa mem ki mo pe dir ou sa ». En écoutant
ses dires, toutes les personnes paraissaient surprises, mais aucun d’eux n’a
pris la parole.
«
C’est bann dimoune kouma ou avek
l’edikasyon ki pa rode aide bann dimoune kouma moi, »
Un
grand silence s’était fait dans la salle, mais la vielle dame n’avait pas dit
son dernier mot. Avec un visage dur et une voix aiguë, elle a dit à l’employée :
« C’est bann dimoune kouma ou avek
l’edikasyon ki pa rode aide bann dimoune kouma moi ». En
finissant sa phrase, elle a pris son panier et son enveloppe et est sortie sous
le regard des autres.
Gabriella
Tres bel article de jeune journaliste..Bravo
RépondreSupprimerMerci :)
RépondreSupprimer