mercredi 27 novembre 2013

Une chaine humaine pour dire non à la violence envers les femmes

Des dizaines de personnes forment une chaîne humaine
Une chaîne humaine a été organisée
pour combattre la violence contre les femmes.
Hommes, femmes et enfants, tous munis d’un pavillon blanc se sont tenu par la main autour d’un cercle pour créer une chaine humaine afin de dire non à la violence à l’égard des femmes. L’initiative  de célébrer cet évènement au Caudan vient de l’ONG Soroptimist  qui  a voulu marquer d’une pierre blanche la Journée Mondiale de l’Elimination de la violence contre les femmes, ce lundi 25 novembre 2013.



« Notre message, c’est de montrer aux femmes battues qu’elles ne sont pas seules. Pour nous, cela est primordial », déclare Heidi Hoareau, responsable de Soroptimist Mauritius. Le but de cette ONG est de sensibiliser l’opinion publique au respect et aux droits de la femme. L’organisation souhaite éliminer tous les types de violence sur les femmes à Maurice et dans le monde.

Vêtus de vêtements orange, les membres de l’ONG ont distribué  des pavillons blancs avec l’inscription « Stop Violence » aux gens présents à ce moment. Ils étaient plus d’une cinquantaine de personnes à voir fait le déplacement pour soutenir cette cause. Dans l’assistance, Gary St-Paul, étudiant, dit : « Je suis concerné par cette cause. Je ne souhaiterai jamais que cela puisse arriver à ma sœur. »

Girish, un membre de l'association Gender Links
Girish, un membre de l'association Gender Links
Deux associations féminines, Gender  Links et  Men Against Violence ont prêté main forte à Soroptimist  pour l’aboutissement de ce projet. Girish, un membre de  Gender  Links  nous confie : « Ce n’est qu’ensemble que nous arriverons à des résultats  efficaces  à Maurice. » L’ONG pour laquelle il travaille est basée dans 15 autres pays africains. Leur objectif est la lutte pour l’égalité des genres.

A midi trente, sous un soleil de plomb, les membres du public ainsi que les organisateurs se sont tenus par la main jusqu’à l’Allée des artistes. Ensuite, ils ont été conviés à faire un grand cercle pour soutenir cette activité. Pour boucler la boucle, les gens ont fait bouger le cercle jovialement sur  la chanson de Christophe Maé : « C'est ma terre ».

Les membres de l'ONG Soroptimist montrent les drapeaux "Stop Violence"
Les membres de l'ONG Soroptimist
Françoise Labelle et Lysie Ribot, deux députées de l'Opposition ont été aperçues dans la foule. « Nous sommes très concernées par la violence à l'égard des femmes. » La ministre de la femme n'a pas trouvé nécessaire de venir, ce n'est peut-être pas important pour elle. » Du côté de Lysie Ribot, « c'est triste de voir que cet évènement national n’a réuni que 50 femmes. Je suis déçue aussi de ces associations prétendant lutter pour la cause féminine, mais qui ne sont pas là aujourd'hui ». « L'indifférence tue, » affirme pour sa part Françoise Labelle.
Toutefois, Mireille Martin, la ministre de l'Egalité des genres, a brillé par son absence. Ce qui n'est pas du goût de Françoise Labelle,  qui explique : «

Même si le nombre de personnes présentes n'était pas satisfaisant, le message principal est passé. Pour les ONG, la lutte ne s'arrête pas là, il y a un long chemin à parcourir. Elles ont prévu d’autres activités sur le même thème entre le 25 novembre et le 10 décembre.

Roopika Seeboruth et Ashley Jacques

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