Lors de la présentation du dernier budget, le ministre des Finances a annoncé que des licences seraient délivrées à des opérateurs souhaitant lancer une chaîne de télévision privée à Maurice. Toutefois, cette chaîne ne devra pas diffuser de l’information. Or, le droit à l’information est le façonnement d’une démocratie saine. Dans plusieurs pays du monde, la création de chaînes de télévision privées qui proposent aussi de l’information a grandement aidé à la construction d’états démocratiques.
L’annonce de cette mesure budgétaire au parlement a fait bondir l’opposition, dit L’Express du 9 novembre 2013. Xavier-Luc Duval a expliqué que des permis seraient octroyés à des opérateurs souhaitant proposer la création d’une télévision privée qui diffusera uniquement des films, du sport et des émissions de divertissement. Les membres de l’opposition ont crié « zéro, zéro » vers le Ministre des Finances pour exprimer leur indignation face a cette mesure budgétaire, affirme le quotidien.
Le projet d'octroi de licence pour une télévision privée n’est pourtant pas chose nouvelle. Le projet de législation des radios et télévisions privées a été adopté le 8 août 2000 durant le mandat de Navin Ramgoolam, et promulgué par le gouvernement MMM-MSM en janvier 2001. C’est d’ailleurs à partir de ce moment que trois radios privées ont pris naissance : Radio One, Radio Plus et Top Fm.
« La télé privée est autorisée depuis 13 ans par la loi à Maurice » titre d’ailleurs La lettre des îles Vanilles de l’Océan Indien, le journal en ligne de Sydney Selvon, ex-rédacteur en chef du journal Le Mauricien. Sur son blog, il explique que « le gouvernement est en passe de violer sa propre loi, votée par Navin Ramgoolam et approuvée par le gouvernement MMM-MSM » qui autorise depuis 13 ans la télé privée dans notre pays. Abondant dans le même sens, l’ex-président de l’Independent Broadcasting Authoriy (IBA), l’avocat Ashok Radhakisoon affirme dans les colonnes du Le Défi Quotidien qu’il est illégal d’interdire la diffusion de l’information. Ainsi, le gouvernement devrait modifier le texte de loi qu’il a approuvé en 2000 pour ajouter cette clause, poursuit l’avocat.
Deux groupes de presse ont par le passé déjà signifié leur intention d’aller de l’avant avec l’introduction de la télévision privée, mais il n’y a pas eu de suite, affirme Scope du 26 avril 2012. En avril 2012, le Premier ministre avait d’ailleurs affirmé au parlement que l’IBA était en présence d’un projet local de télévision privée. Mais pour le président de l’IBA, Trilock Dwarka, qui s’exprimait dans cet hebdomadaire, c’est le seuil de 20% d’investissements étrangers imposé par les autorités qui a ralenti le processus.
Un autre aspect de l’annonce du ministre des Finances pose problème : Xavier-Luc Duval, dans son discours, a affirmé que c’est le bureau du Premier Ministre qui délivrerait ces licences. Or, selon la section 3(2) de l’IBA Act 2000, personne d’autre que l’IBA ne peut accorder des licences pour des chaînes de radio et de télévision, écrit Sydney Selvon sur son blog.
Selon La lettre des îles Vanilles de l’Océan Indien, empêcher une chaîne de télévision de proposer de l’information serait même une violation de la section 1 de la constitution de Maurice, qui fait de ce pays une démocratie. La décision du gouvernement pourrait donc pousser les gens à douter des intentions des autorités.
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Ashley Jacques
c sont pas les divertissements qui vont enrichir la connaissance des gens..gvt pas envi met info dans la tele privée..kelke choz de curieux et a la fois tre mediocre.
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